• Sébastien Granier
  • Exp(l)ose

    Si l’exploration spatiale caractérise le Papillon, la transformation constitue sa vraie nature, éphémère. Envisager le Papillon comme un état transitoire. De la chenille à l’imago en passant par la chrysalide, il offre autant de formes, de perceptions et de pratiques diverses de son milieu, constituant en lui-même un microcosme.

    Considérer sa structure comme une matière malléable et adaptable au lieu qui l’accueille. Le reconstruire, en faire une architecture qui se déploie dans l’espace pour assurer une interface sur-mesure avec son site, un socle recomposé.

    Début d’une pratique, il est difficile pour moi d’en parler avec du recul et de percevoir ce qui relie l’ensemble. Malgré l’hétérogénéité de mes productions, je constate qu’elles sont presque toutes issues d’éléments trouvés et observés, des fragments avec lesquels j’essaie de composer pour faire apparaître une forme, questionner les matières et trouver un processus porteur de sens. Le rapport entre naturel et culturel, la trace et la mémoire, la construction et la décomposition sont des notions qui m’intéressent particulièrement et que j’essaie d’appliquer au travers de gestes simples et parfois instinctifs.

    Sébastien Granier

    • Sébastien Granier
    • 15 – 28 octobre 2016
    • La Ville Blanche, Marseille